Marina
Novembre 2017.

 

 

 

A chaque jour recommencé,
A se vouloir, à se garder,
A se perdre, à se déchirer,
A se battre, à se crucifier.
Passent les vents et les marées.
Referais-je les pas ?
Aurais-je le courage ?
De recommencer un voyage.





Mon dieu, rendez-moi un peu d’innocence,
Et l’odeur des quais quand il faisait froid.
Faites-moi revoir les neiges exquises,
La pluie sur cent vitres, qui luit sur les toits,
La ronde des gosses autour de l’église.
Mon premier baiser sur les chevaux de bois,
La,la,la…





J'ai conjuré le sort, j'ai recherché l'oubli,
J'ai refusé la mort, j'ai rejeté l'ennui.
Et j'ai serré les poings pour m'ordonner de croire,
Que la vie était belle, fascinant le hasard.





Et bien sûr, que de temps en temps,
Il a neigé sur mes printemps,
Mais je n’ai pas, dans mon jardin,
Que des fleurs couleur de chagrin.




 

Tu sais, je suis si lourde,
Du temps que je porte.
Et l'idée de refaire mes bagages,
Au creux de l'hiver, c'est dur, à mon âge.
Je veux dormir.
 J'ai besoin de silence.
Je n'en peux plus, et soudain, je balance, je balance
Mais qu'est-ce qui m'arrive ?
Où va-t-il, ce train ?





L'aube blafarde, par la fenêtre,
L'aube blafarde, va disparaitre.
C'est beau : regarde par la fenêtre.
C'est beau : regarde le jour paraitre.


 

 Pour ne plus, jamais plus, vous parler de la pluie,
Plus jamais du ciel lourd, jamais des matins gris.
Je suis sortie des brumes et je me suis enfuie,
Sous des ciels plus légers, pays de paradis.





Lentement, les ailes déployées,

Lentement, je le vis tournoyer.
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint se poser.
Dis l'oiseau, O dis, emmène-moi,
Retournons au pays d'autrefois.
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant,
Des étoiles, des étoiles.


Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc.

Textes : Barbara

 

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